C'è qualcosa di veramente
paradossale nella storia ottocentesca di quella che viene detta
isteria.
E' Sigismund Freud che sostiene
la risibile etimologia (di ispirazione molto personale) secondo
cui Isteria verrebbe da Utero.
Ed è sempre lo stesso
autore che ritiene di scandalizzare il mondo sostenendo che esiste
un'isteria maschile (quando la generalità di quanti si
occupano della faccenda, almeno nel XIX secolo, ha sempre avuto
un buon numero di "pazienti isterici" maschi).
E sarà di qualche interesse
notare che, alla storia ottocentesca della teoria dell'isteria,
non partecipano donne se non con il ruolo di pazienti da valutare
e da rimettere a posto.
Tra l'altro, sul tema è
piuttosto significativo il caso della cosiddetta Anna O:
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Immagini di isteriche fotografate
alla Salpêtrière, tratte dal volume di D.M. Bourneville,
P. Régnard, Iconographie photographique de la Salpêtriere.
Paris: Progrès médical - A. Delahaye, 1875.
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Altre immagini di isteriche
della Salpêtriere.
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Immagini degli atteggiamenti
giudicati tipici delle isteriche alla Salpêtrière,
tratte da un volume di C. Valmont pubblicato nel 1889:
In effetti questo Valmont (pseudonimo
ispirato a Choderlos de Laclos) dovrebbe essere Raymond Roussel,
dottore in medicina, professore di filosofia nei licei e successivamente
direttore del Laboratorio di psicologia patologica alla Salpétrière.
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Scrive, tra l'altro, Raymond
Roussel Valmont (ed è una lettura assai istruttiva):
"C'est dans ce milieu
étrange que s'accomplissent journellement des faits qui
eussent fait, à un autre âge, brûler vifs
leurs auteurs, convaincus de sorcellerie et de pacte avec le
démon, que nous allons rapidement conduire nos lecteurs.
Tous les parisiens connaissent, près du jardin des plantes
et de la gare d'orléan, cet hospice immense, sur la porte
duquel on a inscrit le nom d'hospice de la vieillesse. Mais l'usage
lui a conservé celui de Salpêtrière et c'est
sous ce titre que nous en parlerons.
Il sert à la fois de
retraite pour les personnes agées, d'asile pour les alienées
et d'hospice pour les personnes atteintes d'affections nerveuses
C'est une véritable
petite ville qui renferme plus de 5000 habitantes, groupées
par rues et quartiers, dont quelques-uns portent les noms des
anciens médecins de la maison tels que Pinel, Escquirol,
ect... Il serait interessant et pittoresque de décrire
la phisionomie et les moeurs de cette population variée
qui, tout en étant isolée du monde, en a conservé
les sentiments et les passions.
Mais aujourd'hui nous ne nous
occuperons que des sujets qui ont servi au professeur Charcot
à poursuivre ses belles études sur le magnétisme
et l'hypnotisme qui ont inspiré tant de reflexions anxieuses
aussi bien dans le monde de la médecine que dans celui
de la justice et sur lesquelles se sont élevées
de palpitantes contreverses qui ont fait le sujet de nombreux
ouvrages
Grâce à sa réputation,
le Docteur Charcot attire dans son service les personnes les
plus nerveuses de tout le continent.
Vous devez penser si ces salles
fourmillent de crises de nerfs fréquentes et répétées.
Aussi en a-t-il profité pour étudier toutes les
manifestations nerveuses qui se produisent chez un grand nombre
de sujets féminins et principalement chez les personnes
hystériques."
"Nous les avons récemment
passé en revue sous leur forme artificielle; mais il n'est
pas rare de voir ces états se produire spontannément,
surtout à la fin des crises.
Il suffit de suivre une visite
du docteur Charcot pour voir une ou plusieurs de ces crises se
dérouler dans toutes leurs phases. Nous en avons fait
reproduire quelques unes par de fidèles croquis et nous
croyons satisfaire nos lecteurs en leur soumettant ces diverses
poses exprimant chacune un sentiment different."
"Certains malades ont
de véritables accès de rage, crient, se démènent,
cherchent à arracher les cheveux, à mordre les
personnes qui les entourent; d'autres se livrent à de
véritables contorsions.
A la suite de ces mouvements
se produit une période de délire que monsieur Charcot
à appelé la période des attitudes passionnelles
ou des poses plastiques.
La malade devient alors la
proie d'hallucinations qui la ravissent ou la terrifient: elle
se livre à une mimique des plus expressives, dont nos
croquis donnent une série d'exemples."
"L'hypnotisme agit peu
sur l'intelligence et à la façon de certains toxiques.
L'état provoqué chez les sujets se rapproche beaucoup
de celui déterminé par un commencement d'ivresse.
Etant en quelques distraites
du monde extérieur, les malheureuses hypnotisées
perdent en effet les sentiments de réserve et de dissimulation
que leur inspire inconsciemment le milieu dans lequel elles vivent
d'habitude. Alors leurs penchants, leurs instincts, leurs tendances,
bonnes ou mauvaises n'étant plus contenus, se développent
avec la plus sincère ingénuité et se montrent
complètement aux yeux de tous."
"M Charcot n'a qu'à
suggerer au sujet la pensée d'un sentiment tendre et affectueux,
aussitôt un changement subit s'opère dans sa physionomie
, sa posture et ses gestes se mettent en harmonie avec ses idées
riantes."
"On arrive par le seul
geste et sans prononcer une parole à donner des ordres;
on oblige le patient à marcher, à suivre l'expérimentateur
ou une personne désignée, on l'attire vers soi,
on la fait mettre à genoux, ect. On dirige l'index vers
un chapeau, la malade le prend. On élève ensuite
l'index vers sa tête, elle la couvre du chapeau. On pourrait
aussi bien lui faire prendre un objet dans la poche de quelqu'un.
Si le doigt indique un chemin à prendre, le sujet le suit
aussitôt, mais ensuite, s'abaissant vers le sol , on semble
montrer qu'il s'y trouve un obstacle, un précipice, il
s'arrête éffrayé, il a compris par le geste
et sans la parole."
"Bien qu'on ait vu des
sujets deviner avec une étonnante perspicacité
la signification du plus léger mouvement des doigts, des
lèvres ou des yeux, ce procédé manque de
précision et agit le plus souvent sur le sujet par son
caractère expressif. Mais la suggestion du geste peut
acquérir une précision et une force intense lorsqu'elle
vient complèter une suggestion verbale. Si on évoque
dans l'esprit du patient une image motrice, la sensation sera
toujours inférieure à celle qu'on donne au sujet
en éxécutant soi-même ce mouvement devant
ses yeux.
On a observe chez les hypnotisées
de la Salpêtrière, non seulement des rêves
analogues au rêve psychologique mais de véritables
accès de délire."
"Si on l'abandonnait à
elle-même, son rêve continuait à dérouler
ses péripéties et la malade à son réveil
le racontait non seulement avec les particularités suggérées
mais avec celles qui s'étaient spontanémént
développées dans son cerveau."
"Comme nous le disions
plus haut, un certain nombre de sujets conservent encore assez
de volonté pour s'efforcer de résister aux injonctions
et aux suggestions de l'opérateur. Il y a des malades
auxquels on n'arrive à faire accomplir certains actes
qu'avec difficulté et d'autres qui s'y refusent obstinément.
(...) M le docteur Charcot nous dit qu'après un certain
nombre de séances répétées qui aboutissent
à un véritable entrainement du sujet, il parviendra
à vaincre cette force de résistance, mais il faut
pour celà déployer de l'énérgie et
de la perseverance. Ce sont là, il est vrai, des sujets
exceptionnels car la grande majorité est dominée
par lui de la façon la plus absolue."
"Phénomène
encore plus surprenant, M Charcot et ses élèves
ont produit fréquement chez les hypnotiques des brûlures
par suggestion, l'idée de brûlure ne produit pas
son effet instantanément mais après quelques heures
d'incubation."
"De même on a frequemment
obtenu des sueurs de sang. Le docteur Bourrut de Rochefort endort
un homme et trace son nom sur ses deux avant-bras avec l'extrémité
non taillée d'un crayon, en lui suggerant la commande
suivante: «Ce soir à quatre heures tu t'endormiras
et tu saigneras aux bras sur les lignes que je viens de tracer.»
A l'heure fixée, le sujet s'endormit. Bientôt les
caractères se déssinèrent en relief et en
rouge vif sur le fond pâle de la peau et même des
gouttelettes de sang perlèrent sur plusieurs endroits.
Plus tard le même homme dans des attaques spontanées
d'hystérie, se donnait à voix haute l'ordre de
saigner au bras et quelques temps après les hémorragies
se produisaient.
Ces curieux phénomènes
rappellent et expliquent les stygmates sanguinolents qu'on a
observés à plusieurs reprises chez les extatiques
religieux pendant qu'ils représentaient des scènes
de crucifiement."
"Terminons notre visite
à la salpêtrière, dans cet asile du Paris
qui souffre, par le récit d'une dernière expérience
,qui, sans avoir eu M le docteur Charcot pou auteur, n'en marque
pas moins la puissance suggestive de l'opérateur.
Une jeune fille hypnotisée
est dans une salle et l'expérimentateur placé dans
une autre, assez éloignée de la première,
lui suggère à distance qu'elle est mère
et que son enfant lui a été volé. Aussitôt
la voilà passant par toutes les phases du désespoir.
Elle se tord les bras, se jette à genoux, se lamente,
se frappe la poitrine suppliant les personnes présentes
de l'aider à retrouver son enfant, à découvrir
le ravisseur dont elle veut se venger. Cette scène fut
jouée avec une intensité d'expressions et un réalisme
de mouvements qui ne laissa pas de nous impressionner vivement
et qui aurait, dans un théâtre produit sur le public;
l'effet le plus touchant. Il est douteux que la plus habile tragédienne
ait pu peindre avec une telle perfection des sentiments que le
sujet rendait d'autant mieux qu'il les sentait réellement.
Après un moment d'accalmie
(...) il lui fut suggeré que le voleur de son enfant était
un garçon de service qui entrait en ce moment dans la
salle. Instantanément son bras et ses regards de projetèrent
à la fois dans la direction du ravisseur imaginaire avec
une énergie toute mécanique; "c'est lui"
s'écria-t-elle, et, bondissant vers le nouveau venu avec
une force indescriptible, elle voulait le mordre et lui arracher
les yeux. A grand peine nous pûmes la maintenir, ses forces
étaient décuplées, elle poussait des cris
déchirants et nous dûmes prier l'expérimentateur
de faire cesser l'expérience, ce qui eût lieu par
le seul acte de la pensée.
A son réveil, elle n'avait
conservé aucun souvenir de tout ce qui venait de se passer,
mais elle était en proie à un abattement complet
résultant de l'effort surhumain qui venait d'être
imposé à son système nerveux."
Una caratteristica che si ritiene
tipica delle isteriche è la presenza di sintomi anestetici
(cioè una qualche forma di insensibilità di natura
non fisiologica: incapacità di sentire il dolore, cecità,
paralisi ecc).
La ricerca del segno anestetico,
momento topico di ogni processo alle streghe.
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Due rappresentazioni di ospedali
psichiatrici: una è riferita ai tempi settecenteschi di
Philippe Pinel; l'altra a un manicomio londinese ottocentesco.
Si noti, come di regola nell'iconografia
in materia, la netta prevalenza di soggetti femminili.
Per capire meglio il senso
del rapporto tra una parte della medico-psicologia Otto-Novecentesca
e l'Isteria-Ipocrisia, o meglio rispetto alle persone che ne
soffrivano, potrà forse risucire utile una visita alle
pagine dedicate alla mente fisica.
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Confesso che, nel realizzare
questa pagina (così come altre su temi complementari),
non posso fare a meno di sentire una certa emozione.
Penso infatti a questi miei
simili, descritti e fotografati e presentati come se fossero
scimmie allo zoo (con una certa sofferenza anche per queste ultime
quando vengono trattate alla stessa maniera) da alcuni personaggi
che, compiacenosi di tale loro attitudine sadico-scoptofila (che
ricorda stranamente certi soggetti che si aggirano attorno alla
casta Susanna), pretendono di sapere di loro molto più
di quanto essi stessi provano e sanno.
D'altrone: se, come sostiene
una parte della psicologia del primo Novecento, le donne sono
solo dei castrati costituzionali (figura quest'ultima che comunque
viene considerata con grande disprezzo, da osservatori che pensano
con grande orgoglio alla fallicità che configura la loro
medesima testa), non c'è molto di meglio da aspettarsi.
A una psicologia che (con grande
disappunto di alcuni) non dispone di un tavolo anatomico, la
sofferenza personale offre infatti una efficace occasione per
un teatro (nel senso più deteriore del termine) attraverso
cui si crede di poter dimostrare che la creatività è
una forma di malattia mentale.
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Comunque, per un inquadramento
un po' più fondato (culturalmente e storicamente) del
complesso tema dell'isteria, si veda:
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La realizzazione di questa
impresa si sviluppa parallelamente a una lunga pratica di scena,
ma anche attraverso il lavoro connesso alla preparazione di alcuni
volumi, pubblicati di recente.
Per avere una possibile spiegazione
(?) più ampia e dettagliata di quanto qui accennato, ovvero
per trovare un riferimento più preciso per le citazioni
qui riportate e per incontrarne molte più di quelle che
possono stare qui, puoi vedere:
museum.psicotecnica.eu è
anche, almeno in parte, un supporto multimediale per tali volumi,
che può suggerire in forma visiva quanto lì viene
sviluppato in forma teorica più approfondita.
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Potremmo dire che museum.psicotecnica.eu
è un sito in progress, ma non sarebbe esatto.
museum.psicotecnica.eu non
progredisce, ma gira intorno e sviluppa.
Non pretende di (e non aspira
affatto a) essere sempre più aggiornato o più avanzato.
Per cui: si presume che sia
presente, che cambi, che non sia mai completo.
Come del resto avviene a tutte
le persone, a tutte le azioni umane, a tutti i pensieri e agli
artefatti (oltre che, naturalmente, a tutti i siti internet).
Se avete dunque da suggerire
qualcosa a questa Psicotecnica e avete voglia di farlo, ve ne
ringraziamo anticipatamente.
_______________________________
La Psicotecnica esiste da molto
tempo, ma abbiamo messo su internet il Museum solo dal 20 novembre
2002.
Da allora, i visitatori di museum.psicotecnica.eu
sono stati:
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Tel: 02.36680878
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le Avvertenze
Importanti. Ringraziamo quanti vorranno segnalarci errori
o inesattezze eventualmente presenti nelle nostre pagine o vorranno
inviarci dei suggerimenti. Per qualsiasi problema: contattateci.
Il 30 luglio 2004 abbiamo
introdotto un contatore generale, che registra gli accessi a
tutte le pagine dei siti collegati al gruppo PSICOTECNICA.
A partire da quel momento,
le visite sono state:
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per esserci venuti a trovare. Arrivederci a presto.